Un diacre au Brésil (1) : déjà deux mois !
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François-Xavier Henry, diacre du diocèse de Rouen passe sa sixième et dernière année au Brésil. Il nous livre un premier témoignage, expérience d’un futur prêtre au Brésil :
Déjà plus de deux mois que je suis au Brésil ! Que de chemin parcouru !
Quelle joie et quelle chance de découvrir l’Eglise de ce pays-continent, aux réalités si diverses, dans un contexte privilégié.
Séminaire en semaine et paroisse le WE, voilà pour mon rythme de vie.
J’ai la chance de vivre dans une communauté de plus de 80 séminaristes, représentant plus de 6 diocèses, situés autour de Brasília. La vie y est rythmée par l’Eucharistie communautaire, les cours, les offices, les services communautaires et le sport, particulièrement le football.
Chaque samedi après le déjeuner, je rejoins une paroisse de Samambaia, ville-satellite de Brasilia. Le territoire paroissial est des plus restreints : 2,5 km2 mais pour une population de plus de 35 000 personnes. Le travail ne manque pas : 3 000 enfants sont catéchisés, 14 messes dominicales sont célébrées et plus de 250 jeunes se retrouvent toutes les semaines dans des groupes de partage. Deux prêtres ainsi que quatre religieuses et un diacre permanent sont là pour servir la communauté.
Ce qui est frappant, c’est la foi populaire qui règne dans le cour de chacun, cette certitude que Dieu est présent dans la vie de tous, et qu’il ne nous abandonne pas, quelle que soient les difficultés rencontrées.
En tant que jeune diacre, j’ai la chance de prêcher toutes les semaines lors d’une célébration de la Parole que je célèbre dans l’un des 7 lieux de culte de la paroisse. J’ai déjà baptisé 24 enfants lors de deux célébrations collectives et présidé le mariage d’un jeune couple. Enfin, chaque semaine, je visite l’un des 8 groupes de jeunes de la paroisse. Ici, le rôle du ministre ordonné est facilité par l’implication responsable de chacun. Il est beau de voir le fonctionnement de chacun des groupes multiples qui ouvrent sur la paroisse. Chacun prend des décisions et les assume, sans compter la dépense de temps et d’énergie.
Je participe aussi à la vie diocésaine : rassemblement Hallel pour l’évangélisation des masses, messe de la solennité de la Patronne du Brésil le 12 Octobre, et dîner à la nonciature pour fêter le récent concordat entre la République du Brésil et le Saint Siège.
Lors d’une semaine de repos, j’ai eu l’occasion de passer quelques jours dans l’état de Goias situé au sud de Brasilia, avec douze séminaristes. Ce qui est impressionnant sur la route, ce sont les immensités de verdure, quasiment sans signe de vie. Des déserts de forêts et de prairies.
L’année poursuit son cours, les uns et les autres préparent les examens de fin d’année fin novembre, les ordinations diaconales et sacerdotales de Décembre et février, le temps de vacances à venir en décembre et janvier, et enfin le prochain congrès eucharistique nationale en Mai prochain.
Que de grâces reçues !
Ce qui me marque le plus depuis mon arrivée, c’est ce sentiment de faire partie de la même famille des enfants de Dieu. Les manières de vivre la foi peuvent varier, mais l’essentiel est le même par-delà les différences. Puissent d’autres séminaristes vivre une telle expérience de l’universalité de l’Eglise.
Vous pouvez également consulter mon blog : adveniat-regnum-tuum.blogspot.com


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